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02/11/2017

La mémoire en acte - 40 ans de création musicale- éditions Musica Falsa, collection Paroles, pages 163-164, 2017


Les formes contemporaines de l'opéra
"La mémoire en acte - 40 ans de création musicale" 
en hommage au Centre de Documentation de Musique Contemporaine CDMC 
(éditions Musica Falsa, collection Paroles, pages 163-164, 2017)


http://www.cdmc.asso.fr/sites/default/files/texte/pdf/publications/bon_souscription_memoire_en_acte.pdf



06/10/2017

Des divas et des hommes, avec Richard Millet et Régis Campo - Classic Club du Jeudi 5 octobre 2017, 22h





Classic Club du Jeudi 5 octobre 2017, 22h - France Musique
Par Lionel Esparza
Des divas et des hommes, avec Richard Millet et Régis Campo

En direct et en public depuis l'Hôtel Bedford
https://www.francemusique.fr/emissions/classic-club/des-divas-et-des-hommes-avec-richard-millet-et-regis-campo-37003

A la table des Invités

Richard Millet (écrivain)
pour le livre La nouvelle Dolores, éditions Léo Scheer, 2017

Régis Campo (compositeur)

**Programme musical

Régis Campo**: Ouverture en forme d'étoile
Orchestre de Chambre Pelléas
Benjamin Lévy (direction)
Musicube CUB 1302

Rachmaninov: Mélodie op.21 n°7
Anna Netrebko (soprano)
Orchestre du Théatre Marinski
Valery Gergiev (direction)
Deutsche Grammophon DGG 00289 477 6151

Dutilleux: Correspondances n°5 - Gong 2
Barbara Hannigan (soprano)
Orchestre Philharmonique de Radio France
Esa Pekka Salonen
Deutsche Grammophon DGG 00289 479 1180

Marc-André Dalbavie: Sonnets
Yuri Mynenko (contre-ténor)
Orchestre Gulbenkian de Lisbonne
Marc-André Dalbavie (direction)
AME SON ASCP 1325

Régis Campo: The life and soul of his imagined landscape
Quatuor Diotima
Signature SIG 11070

12/09/2017

Entretien avec Ekaterina Kouprovskaia, le 31 août 2017, pour Special Radio





Entretien avec Ekaterina Kouprovskaia, le 31 août 2017, pour Special Radio.
Régis Campo est né en1968 à Marseille. Après avoir étudié la composition avec Georges Bœuf au conservatoire de sa ville natale, il a été élève de Gérard Grisey au Conservatoire supérieur de Paris où il obtient son premier prix de composition en 1995. 
Entre 1992 et 1996, il a régulièrement consulté Edison Denisov qu’il considère comme son grand modèle.
Son catalogue, riche de plus de 250 opus, contient deux opéras, 5 quatuors à cordes, tout un corpus d’œuvres vocales, de la musique orchestrale et de chambre, des musiques de film. Parmi ses interprètes, citons les chefs Kent Nagano, John Nelson, Jean-Claude Casadesus, les pianistes Jay Gottlieb, Zoltán Kocsis, Bertrand Chamayou, la soprano Felicity Lott mais aussi des formations prestigieuses comme l’Ensemble intercontemporain, le London Sinfonietta, le Nieuw Ensemble d’Amsterdam, l’Ensemble Modern, l’orchestre symphonique de Berkeley, l’orchestre philharmonique de Radio-France, l’orchestre Colonne, l’Orchestre de chambre de Paris, l’orchestre national d’Île-de-France…
Son œuvre a reçu de nombreuses récompenses : le prix Gaudeamus (1996), le prix spécial jeunes compositeurs (1996), le prix du concours Dutilleux (1996), le Prix Sacem des jeunes compositeurs (2005), entre autres.
En mai dernier, il a été élu à l’Académie des beaux-arts, dans la section Composition musicale.
Notre correspondant, la musicologue Ekaterina Kouprovskaia, a rencontré Régis Campo chez lui, à Paris.

in Russian language :
https://specialradio.ru/sk/regis-campo/
in French langage :
http://fr.specialradio.net/interview/compositeur-regis-campo/

23/06/2017

Régis Campo was elected to the prestigious Académie des beaux-arts - Institut de France 17th May 2017






Wednesday May 17th 2017, Régis Campo was elected to the prestigious Académie des beaux-arts  - Institut de France, succeeding Charles Chaynes, Marius Constant and Olivier Messiaen (fauteuil #7)


Au cours de la séance plénière du mercredi 17 mai 2017, l’Académie des beaux-arts (Institut de France) a élu Régis Campo au fauteuil n°7 précédemment occupé par Charles Chaynes (1925-2016), dans la section de Composition musicale. Ce fauteuil n¨7 a été créé en 1967 et occupé par Olivier Messiaen, puis par Marius Constant.

http://www.academiedesbeauxarts.fr/actualites/page.php?id=313

La section de Composition musicale, composée de 8 membres, réunit Laurent Petitgirard, François-Bernard Mâche, Edith Canat de Chizy, Michaël Levinas, Gilbert Amy, Thierry Escaich, Bruno Mantovani et Régis Campo

La  Section V - Composition musicale :
http://www.academiedesbeauxarts.fr/membres/?s=5

Les membres actuels :
http://www.academiedesbeauxarts.fr/membres/

L’une des cinq Académies composant l’Institut de France, l’Académie des beaux-arts encourage la création artistique dans toutes ses expressions et veille à la défense du patrimoine culturel français. Elle poursuit ses missions de soutien à la création par l’organisation de concours, l’attribution de prix, le financement de résidences d’artistes et l’octroi de subventions à des projets et manifestations de nature artistique en France et à l’étranger. Constituée autour de l’idée de pluridisciplinarité, la Compagnie réunit cinquante-sept membres répartis au sein de huit sections artistiques. Edith Canat de Chizy, membre de la section de Composition musicale et Patrick de Carolis, membre de la section des Membres libres ont été élus respectivement Présidente et Vice-Président de l’Académie des beaux-arts pour l’année 2017.
http://www.academie-des-beaux-arts.fr/histoire/

Académie des beaux-arts
Hermine Videau-Sorbier
Aurore Bachelet
23, quai de Conti – 75006 Paris
tél. : 01 44 41 43 20
courriel : com@academie-des-beaux-arts.fr 


Régis Campo en compagnie de son collègue académicien, Pierre Cardin, lors de sa première séance à l'Académie des beaux-arts, Institut de France, le 28 juin 2017

15/02/2017

"Hommage à Frédérick Martin" par Régis Campo - La Revue Littéraire mars-avril 2017 nº67



La Revue Littéraire mars-avril 2017 nº67
"Hommage à Frédérick Martin" par Régis Campo, pages 79-85

Les dernières semaines de la vie du compositeur Frédérick Martin furent bouleversantes.
Compositeur génial, indépendant, solitaire, il luttait fièrement contre le cancer. Jusqu'au dernier
moment, il composait dans sa chambre d'hôpital : le papier à musique s’étalait sur ses draps.

*
Qu'est-ce qu'un créateur indépendant ? Tout le monde veut l'être.
Cioran écrit : "Tout désir suscite chez moi un contre-désir, de sorte que seul compte 
ce que je n'ai pas fait".
Toute création suscite son rejet : pourquoi ne pas critiquer, rejeter, détruire son oeuvre ? 
Etre indépendant c'est être contre l'idée d'être indépendant aussi. 
C'est l'être et ne pas vouloir l'être. Ni l'un ni l'autre.

*
Il est l’auteur de 3 symphonies, de 8 quatuors à cordes, de 166 numéros d’opus.
Il était si indépendant et peu accommodant qu’il a payé sa liberté par le silence
du milieu musical parisien.
Comme Baudelaire, peut-être pouvait-on parler de guignon ? 
Il a cependant laissé quelque chose d’ineffaçable, de « romantique »,
qui fait que l’on ne l’oubliera pas.

*
Frédérick Martin m'avait annoncé sa mort dans  les douze mois à venir.
J'étais pétrifié. Il a alors maitrisé ce dernier temps de vie en composant, en recevant ses amis.
Ce temps était de l'or pour lui.

*
Je me revois apporter à Frédérick Martin la toute dernière oeuvre de sa vie. 
J'avais recopié au net pour lui sa huitième sonate pour piano d'après ses brouillons.
Frédérick vivait sa dernière semaine dans le service des soins palliatifs.
Je lui demande : "Ta sonate est-elle bien terminée ? Veux-tu continuer ?
Doit-on jouer la dernière page pianissimo ?"
Réponse magnifique : « Oui, elle est achevée, et si j’ajoute quelques mesures,
autant en écrire une nouvelle".

*
Terminer une oeuvre : la laisser à son ordre secret, la laisser vivre avec ses écarts
par rapport à une symétrie parfaite.
La beauté n'est pas symétrie parfaite : « Les brisures de symétrie engendrent la dynamique" écrit l'astrophysicien Jean-Pierre Luminet.
Les brisures de symétrie en physique comme dans les arts engendrent le beau, la surprise, le mouvement.

*
La création artistique est "une riposte vitale" à notre temps organique,
à notre mort programmée, à notre vie trop brève. 
Elle défie notre horloge naturelle, nos maladies, nos souffrances.
Le temps musical est un espace de liberté, un temps libre, un outretemps. 
C'est un refus de la mort, une suspension du temps.
Je l'ai fortement ressenti dans la dernière année de la vie de Frédérick Martin, qui se savait condamné.
Sa musique le rendait invincible, faisait reculer sa maladie, ralentissait le compte à rebours. 
La musique, comme la foi, peut le faire. Je l'ai observé.

*
François Truffaut fuyait les temps morts au restaurant, la monotonie de la vie, la bureaucratie par le temps cinématographique de ses films.
Pendant les tournages, il voulait aller toujours plus vite, "riposte vitale" à notre mort programmée...

*
Ecrire, composer, peindre : reconstituer une oeuvre dont on a l'étrange prémonition, 
la vision avant de la créer.
Dieu a créé l'univers. Dieu n'a pas inventé l'univers. 
De même, l'Art ne se résume pas à de l'invention, c'est de l'enfantement pur et simple. Et si possible monstrueux.

*
J'ai assisté au mariage du compositeur Frédérick Martin aux soins palliatifs : 
J'étais l'un des témoins de ce mariage inattendu. 
Il rayonnait en compagnie de sa famille, de ses amis, de sa femme Flore.
Il y avait ces deux charmantes représentantes de la mairie du 15ème arrondissement. 
Elles étaient soulagées de nous sentir tous "croyants », catholiques, et de pouvoir prononcer devant nous le mot Dieu en toute impunité.

*
Créer m'a donné la foi. Et la foi me donne envie de créer.
Le mouvement perpétuel enfin trouvé.
Peut-être cette foi existait-elle en moi, enfouie.

*
Ma colère est bénéfique et créatrice. Elle fait construire des cathédrales, des symphonies. 
Contre le mauvais sort, les impostures artistiques, les Rastignac, les réactionnaires 
et les faux anti-réactionnaires. 
Contre moi-même surtout.

*
J'aime imaginer. J'ai toujours aimé imaginer des situations futures. Qu'elles se produisent 
ou pas, peu importe.
Cette imagination créatrice contamine tout dans mon esprit. Vie créatrice,
vie privée, vie professionnelle, santé.
La musique me cherche au lieu que je la cherche ! J'ai toujours pu rattraper une oeuvre musicale, la corriger, la sauver, la métamorphoser.
Un amour manqué ne peut jamais se reprendre, il est foutu pour toujours.
L'imagination danse et chante pour moi, je ne fais que cueillir les idées musicales, ces harmonies, ces ritournelles, ces timbres, ces couleurs.
Bonnes ou funestes idées, peu importe, j'imagine dans un vertige.
"J’eus le vertige et je pleurai car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural
dont les hommes usurpent le nom, 
mais qu’aucun homme n’a regardé : l’inconcevable univers". Cet objet, l'Aleph,
dont parle ici Jorge Luis Borges, 
n'est que mon oeuvre musicale terminée, inconcevable univers infini, à la symétrie cachée.
Je ne peux que l'observer et pleurer alors.

*
Et je relis Borges, Duras, Millet, Proust, Simon, Cohen, 
Céline, Vialatte : les grands écrivains sont des monstres. 
Ils "montrent" leur style unique.
Ils créent monstrueusement et de toutes pièces leurs oeuvres mais aussi leurs détracteurs, 
rageuse création spontanée !
On ne leur pardonnera jamais leur grand style, denrée rarissime à notre époque.
Qu'est-ce qu'un style ? Juste une petite trouvaille, une petite musique mais de taille !
Messiaen, Wagner, Miró, Prokofiev, Ligeti, Stravinsky, Picasso, Boulez, Kubrick :
d'autres monstres aussi.
Et Maurice Ohana, combien donc.
Les grands créateurs inventent aussi une nouvelle chronologie; c'est l’Ulysse de Joyce 
qui a inspiré Homère, et non l'inverse.

*
Avoir la nostalgie du futur. 
Construire le futur d'oreille comme on doit écrire un roman "à l'oreille".
J'aime quand on dit "composer un roman" comme on dit "composer un opéra".
Et puis j'écris ce texte "à l'oreille" comme j'écris des notes de musique.

*
Les oeuvres d'un créateur sont ses enfants mais deviennent le père du créateur avec le temps. 
Alors le créateur est enfanté par ses propres créations, comme si elles existaient avant lui. 
Nos oeuvres ensemencent la réalité, nos vies ici-bas.
Et arrive le moment où l'on peut aller mourir car tout est dit. La messe est dite.

*
Créer veut dire admettre sa solitude. J'ai imaginé les derniers temps du compositeur Frédérick Martin devant ses portées de musique à écrire sans fin.
Cette vie d'ici-bas n'est que solitude, notre cerveau enfermé dans un crâne. Elle n'est que compagnies et mauvaise comédie sociale.
L'amitié : deux solitaires qui se croisent, se reconnaissent. 
*
Et puis j'ai vu Frédérick Martin mort, couché dans son cercueil ouvert, le visage hiératique, 
comme un tsar. 
Sa mère de 80 ans l'embrasse sur le front, ses amis sont en demi-cercle. 
On écoute dans un grand silence ces notes de piano diffusées par un petit magnétophone.
Cette présence des morts, plus vive que les vivants à ce moment-là...
Des mois plus tard, je parcours des livres gardés de sa grande bibliothèque, je découvre alors ses annotations dans la marge des pages.
J'attends sa voix, venant d'un ailleurs.
Les morts resurgissent, ne nous lâchent jamais. Ils nous sourient.
Rien de morbide à cela. Ils sont nos greffes pour la vie. 
J'ai des greffes dans mon corps : plusieurs disparus, mais aussi des greffes du Sacre du printemps.
Mais ses greffes doivent tenir, c'est notre dette ici-bas.

*
Je revois la Chambre verte de Truffaut : son meilleur film. Je suis bouleversé.
C'est une gloire aux morts, ces morts qui nous observent.

*

Je compose mon sixième quatuor à cordes immédiatement après sa mort. Mon seul matériau musical est les trois derniers accords des dernières mesures son ultime sonate pour piano.
J'ai lu les dernières notes composées de la vie d'un compositeur : elle se répétaient sans fin.
La forme de ce quatuor à cordes est apparu entièrement dans mon esprit. 
Tout en symétries faussement parfaites.
Je choisis alors ce titre en latin "Ad Infinitum" : mon oeuvre tournoie sur ses trois accords, sans fin, sans direction. Juste un mécanisme céleste, indépendant, pour conjurer le sort et la mort.
C'est une fenêtre vers l'Infini. 
Plusieurs oeuvres différentes dans ma tête me hantent alors, je sens que je dois les terminer ou même les commencer. Mais elles sont étonnamment présentes avant d'être couchées sur la papier.

*
J'aime ses créateurs, seuls, fiers, ces André Suarès, ces Frédérick Martin, ces Van Gogh...
Il faut se souvenir d'Erik Satie vivant sans le sou mais heureux avec sa folie créatrice. 
Son chez-lui : un studio minuscule à Arcueil. Son cerveau : un royaume infini.
L'humour, l'ironie sont les signes suprêmes des grands styles.
Le rire de Haydn, Borgès, Mozart, Messiaen ou Kubrick.

*

Je marche dans le froid avec mes oeuvres et mes compagnons d'infortune. 
Et durant cette déambulation, un jour ou un soir, la mort viendra me cueillir.


Régis Campo, décembre 2016, Paris



14/04/2016

Richard Millet, Journal - La Revue Des Deux Mondes, avril 2016, pages 140-143

"Régis Campo a participé à un disque d'hommage à l'auteur de Tout un monde lointain: sa pièce pour violoncelle seul, Au cours du temps, suggère magnifiquement, en cinq minutes, ce qu'il faudrait plusieurs pages de texte pour exprimer: "le fondu enchaîné de deux idées ou de deux tempos". C'est là un des pouvoirs que la littérature enviera éternellement à la musique."
Richard Millet, Journal
La Revue Des Deux Mondes, avril 2016, pages 140-143, 
ISSN 0750-9278





31/01/2016

"Incontrôlable : c'est l'adjectif qui définit le mieux Régis Campo, trublion de la musique française" - Pierre Brévignon et Olivier Philipponnat, Dictionnaire superflu de la musique classique

Portrait hilarant de Régis Campo par Pierre Brévignon et Olivier Philipponnat, dans le "Dictionnaire superflu de la musique classique" (3e édition augmentée, éditions "Le Castor Astral", 2015, pp 399-400) :
"Incontrôlable : c'est l'adjectif qui définit le mieux Régis Campo, trublion de la musique française, né il est vrai en juin 1968. Venu à la musique par les B.O. d'Il était une fois dans l'Ouest et de 2001, l'Odyssée de l'espace, il se distingue dès cinq ans par sa manie de torturer la Méthode rose et compose, dès l'âge de douze ans, une Apocalypse pour choeur et orchestre. Fuyant la classe d'"Alain Bancquart de tons" dans les années 1990, il croit trouver refuge auprès de Gérard Grisey, chef de file de l'école "spectrale", qui se désole de le voir potasser de vieilles partoches de Ravel, Prokofiev ou Chostakovitch. Nouvelle fugue pour enfin trouver oreilles attentives auprès d'Henri Dutilleux, snobé des avant-gardes. Mais comment trouver sa voie quand toutes, même les impasses et les épingles à cheveu, paraissent avoir été explorées ? "J'adorais Bernard Herrmann et John Adams, mais je n'avais pas envie d'être leur Dick Rivers. Alors j'ai décidé d'être le Schpountz du contemporain." Ce biffin du mauvais goût ne jette rien, compose à tour de bras, envoie des SMS à Britten et Sibelius pour qu'ils arrêtent de le plagier et commet le crime irréparable de ne pas se prendre au sérieux, témoins son sextuor Pop Art (2002), sa symphonie Moz'Art (2005), la pièce Wow ! (2004) ou son Trailer per Ciajkovskij (2007), bien faits pour écoeurer les puristes. Comble du mauvais goût, il va jusqu'à tâter de l'opéra en adaptant en 2014 Quai ouest de Bernard-Marie Koltès, "car il faut un certain mauvais goût pour faire un vrai opéra, explique-t-il, ce qui explique que Boulez, qui a peur de se salir, n'en ait jamais composé". Sale gosse !"

Référencé également aux rubriques "Disco" et "Wow!" du dictionnaire.



12/01/2016

Régis Campo talking in French about his music and his opera "Quai Ouest" with Camille De Rijck "Demandez le programme" - RTBF - Musiq3 - 08/01/2016


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Régis Campo talking in French about his music and his opera "Quai Ouest" with Camille De Rijck "Demandez le programme" - RTBF - Musiq3 - 08/01/2016

Podcast "Demandez le programme" :
http://www.rtbf.be/musiq3/podcast?by=emission#D
"Demandez le programme - Régis Campo" sur Soundcloud:
https://soundcloud.com/uaiuestopragisampo/demandez-le-programme-musiq3-rtbf080116-presentation-camille-de-rijck

Programme musicale de l'émission :
Régis CAMPO - Le Pic-Vert. Jean-Louis Beaumadier & Kanako Abe. MusiCube.
Régis CAMPO - Ouverture en forme d'étoiles. Orchestre Pelléas & Benjamin Lévy. MusiCube.
Régis CAMPO - Quai Ouest - séquence 21 : Septuor. Orchestre symphonique de Mulhouse & Marcus Bosch. MusiCube.
Régis CAMPO - Musique Lunaire. Quatuor Beat. MusiCube.
Régis CAMPO - Quai Ouest - séquence 26 : Trio. Orchestre symphonique de Mulhouse & Marcus Bosch. MusiCube.

Production et présentation : Camille DE RIJCK

12/09/2015

L’imaginaire musical à l’aune du politique, Thierry Santurenne - www.fabula.org







"Certains opéras récents sont d’ailleurs des adaptations des ouvrages‑phares de cette modernité, par exemple Quai Ouest (2014) de Régis Campo, d’après la pièce homonyme de Bernard‑Marie Koltès."
Thierry Santurenne
L’imaginaire musical à l’aune du politique
Timothée Picard, Verdi-Wagner. Imaginaire de l’opéra et identités nationales, Arles : Actes Sud, 2013, 336 p., EAN 9782330022976.
http://www.fabula.org/acta/document9391.php

10/07/2015

Interview de Julien Behr, ténor - www.tutti-magazine.fr










Interview de Julien Behr, ténor

"Après la reprise du rôle d’Antonin dans Ciboulette à l’Opéra Comique, Julien Behr faisait ses débuts à l’Opéra de Paris dansLa Flûte enchantée. Son Tamino touchant s’épanouissait totalement dans la mise en scène de Robert Carsen, témoignant de l’aisance du jeune chanteur avec le grand plateau de l’Opéra Bastille.
Julien Behr ne se cantonne pas à l’opéra et s’exprime avec le même enthousiasme dans d’autres genres tels l’oratorio ou la chanson française, comme en atteste sa participation à des émissions de grande diffusion à la télévision

(...) Au début de cette saison, vous avez créé le rôle de Charles dans Quai Ouest de Régis Campo à l'Opéra du Rhin. Parlez-nous de cette expérience…
Quai Ouest a été une superbe expérience, et je suis heureux que ce projet se soit transformé en réussite artistique, qui plus est très bien accueillie par le public. Le plateau réuni à l'Opéra du Rhin était pratiquement uniquement composé de chanteurs français. C'est particulièrement réjouissant de constater cela sur une grande scène française. Sur le plan dramatique, cette œuvre était aussi une expérience forte avec un metteur en scène qui n'avait pas du tout l'habitude de l'opéra, une espèce de chien fou très proche de l'univers de Bernard-Marie Koltès, l'auteur de la pièce originale. La musique de Régis Campo était parfaite. J'avoue que j'avais un petit peu peur en acceptant de faire cette production. Mais, en tant que jeune chanteur, j'avais la chance de pouvoir interpréter un rôle écrit pour moi. Cette aventure me tentait vraiment. Travailler avec Régis Campo a finalement été formidable. C'est un excellent compositeur doublé d'un être humain extraordinaire. Il est vrai que j'aurais pu souffrir d'avoir à chanter une musique difficile, mais j'ai beaucoup apprécié l'écriture du rôle de Charles et, globalement, cette plongée dans un opéra contemporain. J'ai plus de mal quand une musique est difficilement écoutable pour la grande majorité du public.
Ce premier pas dans la création lyrique contemporaine vous incite-t-il à poursuivre dans cette voie ?
C'est vraiment au cas par cas. J'aurai probablement beaucoup moins de plaisir à interpréter une musique en laquelle je ne crois pas du tout et qui, pour moi, n'exprime rien. Je n'évolue pas dans le milieu de la musique contemporaine et je ne suis pas non un aficionado de cette expression. Mais Quai Ouest s'est avéré une très bonne expérience et rien ne m'empêche de la renouveler un jour (...)"
Propos recueillis par Philippe Banel
Le 2 juin 2015
Pour en savoir plus sur Julien Behr :
http://www.julienbehr.com/



















Julien Behr (Charles) et Marie-Ange Todorovitch (Cécile) dans Quai Ouest de Régis Campo mis en scène par Kristian Frédéric à l'Opéra national du Rhin. © Alain Kaiser